cystite interstitielle

La cystite interstitielle est un trouble assez courant de la vessie urinaire, qui touche un pourcentage significativement élevé de femmes par rapport aux hommes. En plus de la traiter par des médicaments et des interventions chirurgicales, on conseille souvent aux patients des exercices qui peuvent réduire l’inconfort associé à la maladie.

La cystite interstitielle, également connue sous le nom de syndrome de la douleur vésicale, est une affection très douloureuse et les patients ressentent une augmentation de la fréquence des mictions, et les symptômes peuvent s’aggraver la nuit, pendant les rapports sexuels, après la consommation de certains aliments, ou en conduisant et en voyageant. Les patients à qui l’on diagnostique cette affection sont généralement mis sous traitement oral, leur régime alimentaire est modifié et, dans les cas les plus graves, ils doivent parfois subir une intervention chirurgicale. De nombreux professionnels de la santé conseillent également aux patients de faire de l’exercice, ce qui, combiné à un traitement et à un régime alimentaire appropriés, peut aider les patients à guérir plus rapidement et à se sentir mieux.

Exercices recommandés pour la cystite interstitielle

Les personnes souffrant de cystite interstitielle ressentent des douleurs dans les muscles du plancher pelvien. Ces muscles sont chargés de contrôler les mouvements de la vessie qui, à leur tour, contrôlent l’écoulement de l’urine. La douleur dans les muscles du plancher pelvien entraîne des spasmes qui peuvent également s’étendre au bas de l’abdomen. Les exercices doux pour le corps et qui n’impliquent pas de mouvements brusques et saccadés susceptibles d’exercer une pression indésirable sur la zone du plancher pelvien sont une bonne option.

Activités à faible impact

Certaines des options d’exercice recommandées dans ce cas sont la marche, le yoga, les étirements doux et la natation. L’eau de la piscine pourrait contenir des produits chimiques nocifs, vous devez donc être prudent lorsque vous vous baignez. Prenez une douche et mettez des vêtements propres dès que vous sortez de la piscine. Vous pouvez également pratiquer le tai chi, une forme de thérapie traditionnelle chinoise qui utilise à la fois la méditation et l’exercice physique pour traiter une grande variété de troubles. Si vous avez accès à une salle de sport, vous pouvez opter pour des exercices d’aérobic qui ne sont pas trop éprouvants pour le corps.

Ne faites pas d’exercices qui impliquent des mouvements brusques et saccadés. Un vélo elliptique est une bonne option et permet d’améliorer votre état sans solliciter les muscles pelviens. Avant de commencer à faire de l’exercice, il est essentiel de s’échauffer. Étirez vos jambes et vos bras pour éviter que les muscles et les ligaments ne se déchirent. Les étirements permettent également d’alléger les muscles et de soulager les courbatures.

exercice de kegel

Exercices de Kegel

Les exercices de Kegel sont facilement la meilleure option disponible pour les patients atteints de cystite interstitielle, plus encore pour les femmes. Ils sont extrêmement efficaces pour prendre la pression des muscles du plancher pelvien, ce qui peut aider un patient à avoir un meilleur contrôle sur le flux d’urine. La technique consiste à localiser les bons muscles pelviens qui facilitent la miction, et à apprendre à les contracter et à les détendre. Pour commencer, contractez les muscles que vous utilisez pour arrêter l’écoulement de l’urine. Vous devriez sentir la zone du plancher pelvien se soulever. Relâchez ensuite les muscles. Une fois que vous avez identifié les muscles, suivez cette technique de contraction et de relâchement de manière alternée, chacune pendant 5 secondes. Faites cet exercice tous les jours.

Augmentez progressivement la durée de la contraction et de la relaxation à 10 secondes. Faites cette série d’exercices trois fois par jour. La meilleure partie des exercices de Kegel est que vous pouvez les faire discrètement à tout moment de la journée, que vous travailliez à votre bureau, que vous cuisiniez ou même que vous soyez assis devant la télévision. La plupart des gens commettent l’erreur de contracter le mauvais ensemble de muscles, en particulier les muscles abdominaux ou les muscles des cuisses. Il se peut que vous ne maîtrisiez pas la technique dès le premier jour, mais ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas censé le faire non plus. Au bout de quelques jours, vous saurez quels muscles vous devez vraiment contracter correctement. N’oubliez pas de respirer librement pendant que vous faites ces exercices, et de ne pas faire les exercices avec une vessie pleine.

Technique de biofeedback

Cette technique est utile dans le cas de patients qui veulent renforcer leurs muscles pelviens, mais qui ne parviennent pas à les localiser. Dans ce cas, le médecin placera des électrodes sur plusieurs parties du corps, plus précisément sur l’abdomen, les cuisses, ou dans certains cas à l’intérieur du vagin et de l’anus. Ces électrodes surveillent le mouvement de vos muscles, et vous pouvez voir le résultat sur un écran d’ordinateur qui explique si vous avez serré les bons muscles et la durée pendant laquelle vous les avez serrés. Cela rend les patients plus conscients de leur propre corps et les aide à effectuer ces exercices efficacement.

Stimulation nerveuse électrique transcutanée

En utilisant cette technique, les médecins placent des électrodes sur le bas-ventre d’un patient qui émet un courant électrique très léger. Le courant transmis contracte les muscles autour de la vessie et les muscles du plancher pelvien. Le patient peut ressentir une légère sensation de ronflement. Cette contraction aide à renforcer ces muscles. Une fois qu’il sait quels sont les muscles qu’il doit contracter, il peut effectuer les exercices par lui-même.

Pour les patients souffrant de cystite interstitielle, la vie peut sembler difficile. Ils peuvent avoir l’impression que les exercices ne sont pas la bonne option pour eux. Mais ils doivent connaître les innombrables avantages à long terme des exercices, et la nécessité de les pratiquer régulièrement. Consultez toujours votre professionnel de la santé ou votre kinésithérapeute avant de vous lancer dans un programme d’exercices. Vous pouvez tout à fait renoncer à faire de l’exercice si vous sentez que vos douleurs vésicales sont intenses certains jours. Mais sinon, maintenez un régime d’exercice, et suivez les directives du médecin pour votre bien-être général.